Aujourd'hui,
Premières selles vers 11h00, juste avant de partir au travail. Consistance flasque, mais l'opération fut agréable. Le deuxième dépôt vers 14h40, au travail, même consistance. Beaucoup de gaz juste avant.
Pourquoi faire un blog excrémentielle?
J'aimerais y répondre de plusieurs manières. Il y a évidement plusieurs raisons et la première n'est pas la plus importante, à savoir qu'il n'y a pas de blog de ce type, et c'est un manque incontestablement. Non pas que je sois une fanatique de blogage, loin de là, même si j'ai participé, et encore pour un seul article, à un autre blog, sur l'art, à la demande express d'un ami dans le besoin. Mais, cette absence de blog, voire de site sur les excréments et leur influence, n'était, au final pas une bonne chose. Il existe un blog sur les toilettes, et je vais le mettre en lien ici, mais ce n'est pas vraiment la même chose.Encore une fois, ce n'est pas la raison principale, en tout cas.
Je crois que la création de Mes Selles, est d'abord l'affaire d'un événement arrivé en milieu de semaine. En allant au cinéma. Après avoir passer le traditionnel contrôle, je suis allez aux toilettes pour une commission pressante, certes, mais de calibre moins important. Juste pour uriner en fait. Je ferme la porte derrière moi, puis me retourne, toujours avec les yeux baissés comme à mon habitude. Le couvercle était relevé mais pas la lunette. L'équipement était tout en blanc, mais aussi en plastique, de qualité médium, à peine médiocre. Non pas que ça me choque d'ailleurs. Ce n'est pas la question. il y avait coincé entre l'arrière de la lunette, le bas de faïence immaculée du réservoir d'eau et sous le couvercle relevé, une petite crotte, déjà en bonne voix de solidification, avec une légère trace marquant le mouvement. J'aurais du être dégoûtée, mais ce ne fut pas le cas, même si, on le verra, il n'y a et n'eut pas d'attirance malsaine non plus. Les choses excrémentaires (blagues, insistances, flaques dans la rue...) me dégoûtent comme tout à chacun lors de leur jaillissement au regard dans la vie quotidienne. Ces choses -là arrivent. Mais là, non que j'étais contente, quelle manque de savoir vivre quand même que de laisser le minuscule, et même inoffensif étron pour le client suivant, mais je surmontais le dégoût immédiat et accepta même sa présence, à cet objet d'événement, puisque je m'assis le plus prés possible du bord avant, le plus loin possible du dépôt inopportun, et fit ce que j'avais à faire. Point d'odeur, d'ailleurs.
Et là, je me suis aperçue qu'en fait, dans l'action de déféquer, d'uriner à ce moment là du moins, il y avait là un espace de réflexion, pas de méditation quand même, n'exagérons rien, mais de réflexion, et pas forcément sur le digestif ou l'expulsion d'ailleurs. Voilà donc, révélé sans que ce ne fût auparavant attendu, le moment d'une certaine conception, au moins intellectuelle. Un temps de soi. Il était alors évident que l'expérience deffecatoire m'avait toujours accompagné (c'est un pléonasme), mais que plus encore, je prenais conscience, au sens fort du mot, du rythme que mes visites excrémentielles donnait à mon existence globale.
D'où création de blog.







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