A cette heure (11h46), je ne suis pas allée aux toilettes... Pas de façon notable en tout cas. Juste pour uriner au réveil, l'esprit encore confus.
Je n'ai aucun penchant scatophile. Les excréments et l'urine n'ont jusqu'ici joué aucun rôle dans ma vie. Comme je l'expliquais hier, comme tout à chacun, leur vue m'est toujours surprenante et provoque un premier mouvement de dégoût, bien sûr, mais là aussi sans excès, en ce sens que d'autres "apparitions impromptues" me dérangent plus, je pense; notamment la moisissure quand elle n'est pas noble, ou le vomi, par exemple.
Je n'ai donc jamais manipulé des excréments, jamais chercher à en voir, et ils n'ont évidement aucune fonction dans ma vie sexuelle, ni de près ni de loin. Voir quelqu'un aux toilettes faire ses besoins, fut-ce un être aimé, n'a jamais été un fantasme. Il ne faut donc pas voir dans ces lignes le délire inversé d'une psychotique, mais bel et bien, au contraire, une réflexion globale, pas forcément sur nos déjections d'ailleurs, sur les pensées qui s'imposent à moi dans "ces moments là", et essayer de voir, à travers le rythme, ou plutôt la pulsation défécatoire, une étape importante et répétée de la vie de tous, le décalage particulier, encore une fois dans ce moment, de notre regard sur le monde. Enfin pas le vôtre, le mien.
Quel plus beau moment pour expliquer cela, sinon en un dimanche comme celui-ci, ce jour étant celui de la non-action et de la méditation, souvent douloureuse, ou plutôt ennuyeuse? Il y a dans ces lignes un point de vue à s'approprier...
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